Début juin, je me suis rendu à Pellafol (Trièves) a l’invitation de Fabienne Gilbertas et d’Alexandre Dufour, cueilleur•ses professionnel•les et membres de l’Association française des professionnels de la cueillette de plantes sauvages.
Un secteur souvent méconnu, qui regroupe pourtant une grande diversité d’activités et travaille avec de nombreux acteurs : herboristeries, restauration, agriculture ou encore certaines filières de santé.
Cette rencontre a permis d’échanger sur les réalités du métier, notamment le manque de reconnaissance dont souffrent encore les cueilleurs depuis la suppression du diplôme d’herboriste par le régime de Vichy en 1941. Pourtant, ils sont souvent les premiers témoins de l’évolution des ressources naturelles et contribuent activement à leur préservation.
Les échanges ont également porté sur les perceptives d’avenirs avec les enjeux de formation, d’installation des jeunes professionnels, de certification biologique. Préserver les savoir-faire liés à la cueillette, c’est aussi préserver notre biodiversité, renforcer l’économies locales et nationale face à l’importation de plantes étrangères.
Ces professionnels ont toute leur place dans les réflexions sur l’avenir de nos territoires et méritent d’être pleinement reconnus et soutenus. Après un colloque organisé au Sénat sur le sujet, je continue de travailler sur ce thème en lien avec les interprofessions.
