MES FRAIS DE MANDAT POUR L’ANNÉE 2021

Vous trouverez ci-dessous le détail de l’utilisation des 96 000, 77que jai dépensés en 2021 pour l’exercice de mon mandat sur un total disponible de 98 871,70 (détails ci-dessous). 

Dans le détail, j’ai perçu :

  • 70 800 € (5 900€ x 12 mois) d’avance de frais de mandat (AFM)
  • 8 100 € de frais de réception propres aux présidents de groupe parlementaire
  • 1 000 € annuels d’avance spécifique pour l’achat de matériel informatique
  • 14 400 € de frais d’hébergement parisiens (Précisons pour  être exhaustif que le Sénat reprendra, sur l’exercice 2022, les sommes non-utilisées soit 4 302, 96 €).
  • 4 530,50 € de remboursement de frais prélevés par le Sénat sur mon exercice 2020 suite à une erreur de saisine de ma part
  • 41,20 € de crédits reportés de l’exercice précédent.

 

Détail des moyens mis à disposition des sénateurs ICI et LA

Les frais de mandats se divisent en plusieurs catégories, communes à toutes les sénatrices et tous les sénateurs dont vous trouverez le détail ci-dessous.

J’ai toujours eu à cœur de justifier l’intégralité de mes dépenses et ne pas user de la tolérance prévue par le Sénat. En 2018, j’avais dépensé 140 euros sans de justificatifs de paiement (pour l’affranchissement individuel et de la petite restauration lors d’événements locaux, ou du stationnement…). En 2019 et en 2020, j’ai été en mesure de justifier chaque dépense engagée jusqu’au dernier euro.

En 2021, j’ai dépensé 82,80 € sans justificatifs, mais la dépense correspond à l’hébergement de vidéos en ligne pour lequel aucune facture n’a pu être délivrée.

RÉPARTITION PAR POSTE

 

CATÉGORIE MONTANT
Permanence parlementaire 17 980,28 €
Informatique et bureautique 1 779,22 €
Dépenses portant sur l’exercice précédent 174,28 €
Frais spécifique liés à l’hébergement parisien 10 097,04 €
Déplacement du sénateur et équipe  15 396,71 €
Documentation et communication 7 142,89 €
Réception et de représentation 13 185,22 €
Frais de formation et d’emploi 

17 046,11 €

Dépenses déjà justifiées par le Sénat

9 465,30 €

Frais sans justificatifs  

 82,80 €

 Frais bancaires et juridiques  232,80 €
Frais de représentation 283,82 €
Frais liés à l’obligation de double résidence 3 134,30 €
 TOTAL  96 000,77 €

*Bureau mis à disposition par le Sénat à Paris

Répartition des frais de mandat 
(cliquer pour agrandir)

Permanence parlementaire

Le local de ma permanence parlementaire au centre-ville de Grenoble concentre logiquement une part importante des dépenses (19 %) qui correspond aux loyers et charges locatives (plus des deux tiers des dépenses du poste), ainsi qu’aux frais de fournitures et d’entretien.

Il s’agit d’une location à un bailleur privé pour une durée de bail de 3 ans renouvelable.

J’ai souhaité avoir un espace de travail qui soit aussi un lieu de rencontres, d’échanges et de réflexion, ouvert et accessible à toutes et tous. Ainsi régulièrement, nous accueillons à la permanence des expositions et des temps de rencontres culturelles.

Malheureusement les mesures sanitaires ont limité cette année encore les occasions de rencontres et de réunions publiques au sein de la permanence. Toutefois nous avons pu accueillir l’exposition de Jean-Luc Joseph, une histoire alpine. Séries de portraits d’habitants de communes de montagne.

La permanence est proche de la gare pour faciliter l’accessibilité en train pour les personnes reçues en rendez-vous et pour mes déplacements hebdomadaires à Paris. Je loue également une place de parking en face de la gare pour rejoindre mon domicile depuis la gare, quand je ne peux pas utiliser la ligne Grenoble-Veynes-Gap.

J’ai choisi de confier l’entretien du local à Solenciel, association spécialisée dans l’accompagnement et la réinsertion des personnes qui sortent des réseaux de prostitution.
Le local permet d’accueillir de nombreuses réunions, en particulier avec le comité sénatorial qui m’accompagne dans mon mandat. Nous mettons également à disposition cet espace pour des réunions politiques, de citoyens qui composaient notre liste et d’associations en lien avec l’activité du mandat.

Après des investissements mobiliers l’an dernier, le montant des dépenses (environ 18 000 euros) se porte au niveau le plus bas depuis le début de mon mandat.

Informatique et bureautique 

Comme chaque année, jai bénéficié d’une enveloppe de 1000 euros pour renouveler ou compléter notre équipement informatique (mobilisables uniquement sur facture) pour l’achat de matériel informatique. J’ai dépensé un peu plus (environ 1800 euros) pour l’achat d’un nouveau PC portable, la réparation d’un autre, le renouvellement des tambours de l’imprimante… Le surplus est prélevé sur mes frais généraux.

Double résidence

Vivre à Paris 3 jours par semaine entraîne immanquablement des coûts supplémentaires. Présent au Sénat, environ 120 jours sur l’année, cette catégorie regroupe mes dépenses de restauration les matins et les soirs de séance et lors de mes allers-retours Paris-Grenoble, soit une moyenne de 34 € par jour.

Ce poste avait diminué en 2020 pour cause de confinement, il remonte légèrement en 2021 mais moins qu’en 2018 et 2019 malgré une activité parisienne intense cette année. La difficulté à se réunir durant de nombreux mois début 2021 est à l’origine de cette réduction de frais.

 Frais spécifique liés à lhébergement parisien

 Nouvelle rubrique cette année. Depuis l’automne 2020, j’ai changé de bureau et je ne dispose plus d’un bureau chambre et je loge donc à l’hôtel lors de mes venues à Paris. Je bénéficie pour ce faire d’une prise en charge pouvant aller jusqu’à 14 400 euros par an (cet argent est mobilisable uniquement sur facture et n’est pas fongible avec le reste de mes ressources).

Jai dépensé cette année un peu plus de 10 000 euros ce qui représente un peu plus de 90 nuits d’hôtel. Je veille à trouver des hôtels généralement classés en deux ou 3 étoiles et dont le coût de la nuitée n’est pas trop élevée. La plupart se situent à proximité du Sénat, pour des raisons de commodités. Le prix moyen est de 111€ la nuit.

 Déplacement du sénateur et de son équipe

Si mes déplacements entre Paris et Grenoble et mes déplacements dans Paris sont pris en charge directement par le Sénat, ce n’est pas le cas de mes nombreux déplacements en Isère. Mon équipe est également présente sur le terrain et participe à des réunions de suivi et des rencontres dans tout le département.

Pour les déplacements en Isère, nous privilégions les transports en commun et quand ce n’est pas possible nous avons fait le choix d’un abonnement d’autopartage CITIZ qui limite fortement les frais d’entretien et de parking.

Nous avons également un abonnement à MétroVélo pour les déplacements dans Grenoble.

Pour mes déplacements, pour plus de transparence de les frais relatifs à ma voiture, j’ai opté depuis 2019 pour la location d’une voiture Clio incluant son entretien et son assurance. Cette location m’avait coûté 4241€ en 2020. Le coût de location a été réévalué en 2021, le nombre de kilomètres parcouru dans l’année étant bien supérieur à celui évalué au départ.  Le coût annuel de la location en 2021 est de 5216€.

Je parcours en moyenne 30 000 km par an en Isère en particulier pour mes allers-retours Grenoble-Trièves quand je ne peux pas utiliser la ligne de train Grenoble-Gap. Après une année de confinement et d’annulation de nombreuses manifestations sur le département, j’ai consacré une large partie de mes vendredis à parcourir le département à la rencontre des élus locaux, des associations et des entreprises engagées notamment dans la transition et la solidarité.  

Mes frais d’essence, de péage et de parking sont naturellement pris en compte uniquement pour mes déplacements réalisés dans le cadre de mon mandat.

Ce poste a augmenté d’environ 3000 euros par rapport à l’an dernier (environ 30 %). Il s’agit essentiellement de l’augmentation des frais de la location de mon véhicule détaillés plus haut et de déplacements avec mon équipe à deux reprises à Briançon pour observer la situation à la frontière franco-italienne. Et à l’occasion des journées parlementaires du groupe Ecologistes organisées à Lyon.

Documentation et communication

La documentation est un poste essentiel pour suivre l’actualité locale et nationale. Je dispose de plusieurs abonnements presse.
La communication est naturellement un poste de dépense très important. La transparence démocratique exige que je rende compte le plus finement possible de mon action.

Au-delà de ma communication numérique, je continue à opter également pour une communication papier, en éditant une lettre d’information annuelle en version papier, (bilan de ma 4ème année de mandat)

A cette publication, s’ajoute la mise en page et l’édition des cartes de vœux.  

J’ai également souscrit à l’abonnement de nouveaux journaux, en soutien à la presse locale (Nouvelles du Pays, Terre Dauphinoise, Campagne solidaire) et aux médias indépendants (Actu-environnement, Médiapart…).
Dans cette catégorie de dépenses, se retrouve également le règlement des droits d’auteurs pour l’accueil des expositions au sein de la permanence.
Il faut ajouter à cela des frais de correspondances qui n’ont pas été affranchis par le Sénat.

Ce poste est en baisse de 2000 euros par rapport à 2019 et 2020. Nous avons engagé moins de dépenses pour les prestations de graphisme et d’évolution du site Internet. Cela tient aussi au fait que j’ai eu recours, dans ma communication, aux documents produits par le groupe Ecologiste, et financés par son budget propre.

 Indemnités de stagiaires

Pour renforcer l’équipe parisienne en semestre 2021, j’ai recruté pendant 7 mois une stagiaire de Master1 en Relations internationales. Elle a d’abord travaillé 3 jours par semaines puis à plein temps. Son expertise a été précieux pour m’accompagner dans ma nouvelle délégation aux Affaires étrangères et à la Défense. Son apport a été essentiel notamment lors de l’examen du projet de loi de programmation de l’aide publique au développement. Son deuxième stage à l’automne a été interrompu par son embauche par une autre sénatrice écologiste. Les dépenses cumulées représentent environ 7000 euros d’indemnités et de cotisations sociales.

Les trois derniè.re.s étudiant.e.s que nous avons accueilli en stage à Paris ont d’ailleurs été recruté.es par la suite au Sénat.

Nous avons également recruté un stagiaire à la permanence en Isère pour suivre les travaux du Collège citoyen lancé au mois d’avril 2021, et qui mobilise beaucoup mon équipe depuis un ans. Très satisfait de son apport, nous l’avons recruté au sein de l’équipe en septembre en remplacement d’une collaboratrice sur le départ. Les dépenses d’indemnités représentent 3000 euros.

Nous avons également fait appel à une structure d’accompagnement pour nous accompagner dans le lancement du Collège citoyen et l’organisation d’une consultation en ligne pour un montant de 6000 euros.

J’ai enfin fait appel à un formateur pour des exercices de communication pour un montant de prestation de 850 euros.

En conséquence, ce poste a augmenté de 10 000 euros par rapport à 2020, l’un des plus gros mouvements de cette année

Participation aux frais des groupes politiques et des groupes d’études et d’amitiés du Sénat

Les groupes politiques sont des organes structurels de la vie parlementaire. Ils jouent un rôle essentiel dans la préparation du travail législatif et dans l’organisation des débats. Ils emploient plusieurs salariés en charge du secrétariat, de la logistique, de la répartition de la parole entre sénateurs, des choix politiques, du suivi et de la préparation, des travaux législatifs commission par commission, de la communication… Ainsi le groupe écologiste emploie 7 personnes à temps plein.

Depuis la création du groupe écologiste que je préside, je verse 750 € de contribution contre 500€ auparavant. C’était la première année pleine à ce montant de cotisation, aussi ce poste a augmenté de près de 2000 euros par rapport aux années précédentes.

Je verse également 22€ de cotisation annuelle à chaque groupe d’étude et d’amitiés auquel j’appartiens, et 20€ de cotisations annuelles à l’AGAS.