Mes frais de mandat pour l’année 2025
Vous trouverez ci-dessous le détail de l’utilisation des 109 626,96 € que j’ai dépensés en 2025 pour l’exercice de mon mandat, sur un total disponible de 111 510,16 €. Les 1 883,20 € restants seront reportés sur 2026.
Dans le détail, j’ai perçu :
80 519,09 € d’avance de frais de mandat (AFM). Cela correspond à 12 versements de 6 600 € mensuels (soit 79 200 € sur l’année), plus un reliquat de 1 319,09€ de l’an dernier reversés sur l’année 2025.
9 000 € de frais de réception propres aux présidents de groupe parlementaire
3 991,07 € d’avance spécifique pour l’achat de matériel informatique. Ce montant correspond au reste de l’enveloppe accordée en 2024, auquel s’ajoute un versement annuel de 1000 €. Les montants non dépensés, soit 390,08 €, seront basculés sur l’année 2026.
18 000,00 € de frais d’hébergement parisiens. Les montants non dépensés (soit 2 611,11 €) seront restitués au Sénat.
Vous pouvez en savoir plus sur les moyens mis à disposition des sénateurs ICI et LA
Les frais de mandats se divisent en plusieurs catégories, communes à toutes les sénatrices et tous les sénateurs dont vous trouverez le détail ci-dessous.
J’ai toujours eu à cœur de justifier l’intégralité de mes dépenses et d’user le moins possible de la tolérance prévue par le Sénat. En 2019, en 2020 et en 2022, j’ai ainsi été en mesure de justifier chaque dépense engagée jusqu’au dernier euro.
En 2023 et en 2024, il me manquait certains justificatifs, notamment pour des dons à des associations. Avec respectivement 332,37 € et 237,55 €, j’étais cependant très loin du plafond de 10 620,00 €. En cette année 2025, j’ai à nouveau déclaré l’intégralité de mes dépenses, jusqu’au moindre centime.
RÉPARTITION PAR POSTE
| Dépenses déjà justifiées par le Sénat | 19 130,16€ |
| Frais liés à la permanence dans la circonscription | 19 945,97€ |
| Frais résultant des déplacements effectués dans l’exercice du mandat, de l’obligation de double résidence et de présence en séance |
5 778,60€ |
| Hébergement parisien |
15 388,89€ |
| Frais de déplacement du sénateurs et de ses collaborateurs |
19 312,73€ |
| Frais de documentation et communication |
6 312,5€ |
| Frais de réception |
12 863,53€ |
| Frais de représentation |
628,67€ |
| Cadeaux protocolaires, dons et compositions florales |
1 008,77€ |
| Frais de formation et d’emploi |
3 808,58€ |
| Frais bancaires et juridiques |
289,18€ |
| Frais divers sans justificatif |
0€ |
| Moyens informatiques |
3 600,99€ |
| Dépenses portant sur l’exercice précédent (2023) |
1 558,39€ |
|
TOTAL |
109 626,96 |
Permanence parlementaire
Le local de ma permanence parlementaire à proximité de la gare de Grenoble concentre logiquement une part importante des dépenses (18,2 %) qui correspond aux loyers et charges locatives (plus des deux tiers des dépenses du poste), ainsi qu’aux frais de fournitures et d’entretien.
En 2025, cette catégorie est en baisse notable par rapport aux années précédentes – plus de 3000€ de baisse – en raison d’un déménagement dans un nouveau local courant janvier 2025, au 20 rue Emile Gueymard 38000 Grenoble. Le loyer et les charges de ce nouveau local sont moins élevés qu’auparavant, et celui-ci est accessible aux personnes à mobilité réduite (comme je m’y étais engagé) et offre des espaces plus adaptés à l’accueil du public et à la confidentialité. J’ai également engagé quelques dépenses d’ameublement pour ce local.
Cette permanence est à la fois un espace de travail et un lieu de rencontres, d’échanges et de réflexion, ouvert et accessible à toutes et tous. Ainsi régulièrement, nous accueillons à la permanence des temps de rencontres culturelles. La permanence est proche de la gare pour faciliter l’accessibilité en train pour les personnes reçues en rendez-vous et pour mes déplacements hebdomadaires à Paris. Je loue également une place de parking dans le même bâtiment pour rejoindre mon domicile depuis la gare, quand je ne peux pas utiliser la ligne Grenoble-Veynes-Gap. Le local permet d’accueillir de nombreuses réunions, en particulier avec le comité sénatorial qui m’accompagne dans mon mandat.
Comme dans ma précédente permanence, j’ai choisi de confier l’entretien du local à Solenciel, association spécialisée dans l’accompagnement et la réinsertion des personnes qui sortent des réseaux de prostitution.
Informatique et bureautique
Cette année, mes dépenses informatiques ont sensiblement augmenté, pour atteindre 3 600,99€, en raison de l’achat d’un nouvel ordinateur (à 1200€) pour mon collaborateur parisien, dont l’ordinateur portable était âgé et fonctionnait mal. J’ai aussi fait réparer mon propre téléphone, afin d’allonger sa durée de vie.
J’ai aussi acheté un peu de matériel pour des vidéos (micro-cravate et trépied pour un téléphone), ainsi qu’un logiciel permettant de sous-titrer automatiquement mes vidéos.
Le reste de l’enveloppe dépensé correspond à l’abonnement pour l’hébergement de mon site web, un abonnement Zoom pour utiliser pleinement cet outil utile pour mon mandat, ainsi qu’un abonnement au service Mailchimp, qui me permet d’envoyer des newsletters aux élus locaux et aux abonnés souhaitant suivre mon activité sénatoriale.
Les fonds restants seront basculés sur l’année suivante.
Double résidence
Vivre à Paris 3 jours par semaine minimum entraîne immanquablement des coûts supplémentaires. Présent au Sénat, environ une centaine de jours sur l’année, cette catégorie regroupe mes dépenses de restauration journalières et lors de mes allers-retours Paris-Grenoble, soit une moyenne de 58 € par jour, pour un montant total de 5 778,60€.
La hausse par rapport à l’an dernier s’explique notamment par les soubresauts de la vie parlementaire sur cette année 2025, avec de nombreux changements d’agenda au dernier moment, obligeant à faire plus de trajets. En tant que président de groupe parlementaire, j’ai en effet participé à de nombreuses consultations avant et après la nomination des gouvernements successifs, ainsi que sur le budget.
Frais spécifique liés à l’hébergement parisien
Logeant depuis fin 2023 dans un petit studio parisien (20m2) à proximité du Sénat, ce budget comprend douze loyers de 1100€/mois, une taxe d’habitation sur les résidences secondaires (mon domicile principal étant en Isère) et des factures d’électricité et d’assurance du logement en question.
Sur un total de 18 000€ accordés par le Sénat pour cette catégorie, 15 388,89€ ont été dépensés. Il s’agit là d’une petite hausse par rapport à 2024, en raison de l’inflation, mais le montant total de mes dépenses pour mon hébergement à Paris reste toujours inférieur de plus de 2000€ aux dépenses en 2023, lorsque je devais réserver des nuits à l’hôtel, parfois au dernier moment, ce qui revenait particulièrement cher.
Déplacement du sénateur et de son équipe
Pour mes déplacements entre Paris et Grenoble, je bénéficie en tant que parlementaire de la gratuité du train, que j’utilise donc chaque semaine où je dois me rendre dans la capitale. Pour mes trajets dans Paris, j’utilise autant que possible les transports en commun (métro, bus) ou le vélo et la marche.
Lorsque ce n’est pas possible, je prends le taxi, en le partageant généralement avec certains de mes collègues (de mon groupe politique ou pas) se rendant au même rendez-vous. En tant que président de groupe parlementaire, le Sénat m’a proposé de disposer d’un chauffeur personnel, mais j’ai refusé, n’en ayant pas l’utilité. Le Sénat m’accorde une enveloppe très confortable pour mes trajets en taxi, fixée à 11 700€/an, mais je l’utilise assez peu. En 2025, mes frais de taxi s’élèvent ainsi à 1 278,40 €.
Pour les déplacements en Isère, indispensables pour mon équipe et moi-même pour aller à la rencontre des élus, entrepreneurs, associatifs et citoyens, nous privilégions également les transports en commun lorsque cela est possible. Pour mes déplacements dans Grenoble, j’utilise un vélo, ce qui n’engendre aucun frais.
Nombre de déplacements dans le département nécessite cependant l’usage d’une voiture. Je louais depuis 2019 une Renault Clio, avec un forfait incluant entretien et assurance. En décembre 2024, j’ai changé pour un véhicule électrique, toujours en location. Je parcours en moyenne 30 000 km par an en Isère en particulier pour mes allers-retours Grenoble-Trièves quand je ne peux pas utiliser la ligne de train Grenoble-Gap. J’ai consacré une large partie de mes lundis, vendredis et week-ends à parcourir le département à la rencontre des élus locaux, des associations et des entreprises engagées notamment dans la transition et la solidarité. Mes frais de recharge, de péage et de parking sont naturellement pris en compte uniquement pour mes déplacements réalisés dans le cadre de mon mandat.
Cette année, mes dépenses globales de transport ont sensiblement baissé, atteignant 19 312,73€, soit plus de 3 000€ de moins que l’an dernier. Cette baisse s’explique en partie par le passage à un véhicule électrique, dont la recharge est moins chère que pour une voiture à essence.
D’autre part, cette baisse s’explique par un nombre de voyages plus faible dans le cadre de mes fonctions. L’année précédente avait en effet été marquée par un voyage à la Réunion et à Mayotte pour rencontrer les acteurs locaux œuvrant à la transition écologique, notamment dans le domaine de l’habitat, ainsi qu’un déplacement en Israël et en Palestine pour rencontrer des représentants d’ONG et des officiels palestiniens, afin d’alerter sur les conséquences catastrophiques de la disparition de l’UNRWA. Cette année, je me suis rendu au Gabon, dans le cadre du groupe d’amitié France-Afrique de l’Ouest, dont je suis membre. Le coût de ce voyage était en partie pris en charge par le Sénat.
Enfin, une part des dépenses de transport concernent les allers-retours en train de mes collaborateurs entre Paris et Grenoble et un déplacement de deux jours fin juin avec toute mon équipe et plusieurs stagiaires dans la Drôme et l’Isère pour découvrir des politiques innovantes en ruralité, qui a entraîné des frais d’hébergement.
Frais de réception
Cette catégorie regroupe principalement des dépenses de restauration et d’accueil de personnalités extérieures. Dans le cadre de mon mandat, il est en effet courant de recevoir des élu.es, des représentant.es de la société civile (syndicalistes, représentant.es associatifs…), des ambassadeurs étrangers ou des citoyens et de prendre en charge différents frais occasionnés. La prise en charge de ces frais est parfois sujette à controverse, mais elle vise à rendre les parlementaires plus indépendants, en faisant en sorte qu’ils ne soient pas invités par d’autres personnes, ce qui pourrait potentiellement relever d’une forme de corruption.
Pour cette année 2025, ces dépenses ont représenté 12 863,53€, soit une hausse importante par rapport à 2024 et une moyenne de 35€ par jour, ce qui correspond au prix d’un peu plus d’un repas au restaurant. Il s’agit bien sûr d’une moyenne, car il m’arrive de recevoir des délégations importantes, ou à l’inverse de ne pas avoir de rendez-vous de ce type.
Cette hausse s’explique par l’organisation de plusieurs réceptions avec un nombre de personnes important. J’ai notamment accueilli un groupe de 43 personnes des amis du musée du Trièves au restaurant du Sénat avec ma collègue Frédérique Puissat. J’ai aussi organisé plusieurs cocktails, notamment à la suite de mon colloque sur l’agriculture biologique et pour le congrès des maires, ce dernier ayant été co-organisé avec mes autres collègues sénateurs de l’Isère. Enfin, il m’arrive aussi régulièrement de déjeuner avec mon équipe pour faire des points d’organisation. Etant donné qu’il s’agit de temps de travail, la loi m’oblige à prendre en charge ces frais de déjeuner.
Documentation et communication
La documentation est un poste essentiel pour suivre l’actualité locale et nationale. Je dispose de plusieurs abonnements presse, qu’il s’agisse de médias nationaux généralistes (Le Monde, Libération), indépendants (Actu-environnement, Alternatives Économiques, Mediapart, Campagnes solidaires) ou de la presse locale (Dauphiné Libéré, Place Gre’net, Terre Dauphinoise).
Outre ces abonnements, cette enveloppe finance également mes dépenses de communication, notamment la rémunération de notre graphiste, les frais d’impression et de diffusion (envois postaux) de mon bilan annuel. A ces frais s’ajoutent également ceux des documents non affranchis par le Sénat, c’est-à-dire les timbres postaux.
Après une forte baisse l’an dernier, ce poste de dépense est remonté cette année à 6 312,5€, soit un niveau proche de celui de 2023. Cette différence s’explique par l’appel à un prestataire externe pour la captation vidéo et la diffusion en direct de mon colloque sur l’agriculture biologique au début de l’année 2025, qui a coûté assez cher.
Indemnités de stagiaires
Cette année 2024 a été marquée par une forte baisse des dépenses de stage, qui sont passées de 6 973,19€ en 2024 à 3 808,58€ en 2025. L’explication est très simple : si j’ai eu autant de stagiaires que les années précédentes, leur temps de présence au sein de mon équipe a été plus court. En 2025, j’ai ainsi eu une stagiaire durant 6 mois qui ne travaillait qu’un jour et demi par semaine dans mon équipe, étant en cours le reste du temps. J’ai aussi eu une seconde stagiaire, à temps plein durant deux mois.
Conformément à la charte d’emploi des stagiaires du groupe écologiste du Sénat, je rémunère tous les stages au-delà du niveau obligatoire de 4,50€ de l’heure, y compris pour des durées inférieures à deux mois, alors que la loi ne m’y oblige pas. De plus, les stages comportent également des cotisations sociales.
Participation aux frais des groupes politiques et des groupes d’études et d’amitiés du Sénat
Ces frais représentent une grande part des dépenses déjà justifiées par le Sénat. Je contribue notamment à hauteur de 1 525€ par mois à mon groupe parlementaire (et 1 980€ pour le mois de décembre), soit un total de 18.755€ par an.
Les groupes politiques sont en effet des organes structurels de la vie parlementaire. Ils jouent un rôle essentiel dans la préparation du travail législatif et dans l’organisation des débats. Ils emploient plusieurs salariés en charge du secrétariat, de la logistique, de la répartition de la parole entre sénateurs, des choix politiques, du suivi et de la préparation, des travaux législatifs commission par commission, de la communication…
Ainsi le groupe écologiste emploie 9 personnes à temps plein, dont un secrétaire général, un chargé de communication et une responsable administrative et financière. Les six autres postes sont rattachés aux différentes commissions, exceptée celle des Affaires étrangères et de la Défense, pour lesquelles nous nous organisons sans un poste dédié. Cette équipe a gagné deux personnes supplémentaires depuis l’an dernier, financés par la hausse des avances de frais de mandat, ce qui a permis d’améliorer notre travail parlementaire.
Je verse également 22€ de cotisation annuelle à chaque groupe d’étude et d’amitiés auquel j’appartiens, et 20€ de cotisations annuelles à l’AGAS. Ces groupes d’études et d’amitiés permettent notamment d’approfondir différents sujets et ma connaissance de certains pays ou zones géographiques. Par exemple, je suis membre du groupe d’amitié avec l’Afrique de l’Ouest, avec la Palestine et avec Taïwan, par intérêt pour ces régions du monde.


