J’ai été alerté, en Isère, sur la diffusion, auprès d’élu-es locaux et d’habitant-es, d’un “manifeste pour la chasse” par la fédération nationale des chasseurs.
Je m’alarme du projet inquiétant de la fédération nationale des chasseurs de mettre en place une “police de proximité rurale”. La création de milices de ce type serait contraire au cadre républicain.
La fédération nationale des chasseurs demande également “la suppression de tous les moratoires européens et le maintien de toutes les espèces chassables”, “la réduction significative des populations de loups”, la “suppression de tous les moratoires européens et le maintien de toutes les espèces chassables”, “l’animation d’une police de proximité rurale par les fédérations des chasseurs à disposition des communes”, la “création d’un fonds dédié aux fédérations pour financer des actions de réaménagement environnemental comme les haies pour le petit gibier”, la “réduction significative des populations de loups”, le “retour à la liste complète des nuisibles dans tous les départements et le maintien partout du piégeage et du déterrage”.
Alors même que les fédérations de chasse sont tenues de remplir une mission de service public de préservation de la biodiversité, je m’interroge sur la compatibilité des objectifs affichés par la fédération nationale de chasse avec ceux du Ministère de la Transition écologique, qui donnent pourtant lieu au versement 19 millions d’euros par an aux fédérations.
Je souhaite également rappeler que l’accès à la nature doit être partagé et que chacun et chacune d’entre nous (familles, enfants, sportifs et sportives, randonneurs et randonneuses, habitants et habitantes…) doit pouvoir s’y promener en sécurité. La demande de la fédération nationale des chasseurs d’avoir “la liberté de continuer à chasser le week-end, les vacances et jours fériés” ne va pas dans le sens d’un partage des usages, apaisé et équitable.
Retrouvez ma question écrite au Ministre de la transition écologique.
Crédit photo en une : Mohammed OUZZAOUI
