Le 27 avril dernier, j’ai visité puis déjeuné au restaurant universitaire Diderot sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, en compagnie du directeur du CROUS Grenoble Alpes et de son équipe. J’ai en effet eu l’honneur de faire partie du conseil d’administration du CROUS Grenoble-Alpes, sur proposition des syndicats étudiants. Cette visite était donc l’occasion de faire le point sur les conditions de vie des étudiant·es, notamment en matière d’alimentation et de logement.

Depuis le 4er mai dernier, les repas à 1€ ont été généralisés à l’ensemble des étudiant·es et dans l’ensemble des points de vente des Crous (restos U mais aussi cafétérias) et des sites conventionnés par les Crous en application de la loi dite Lévi du 13 avril 2023. Jusqu’ici, ce tarif demeurait réservé aux étudiant-es boursier·es et à celles et ceux qui justifiaient d’une situation de précarité.

Cette mesure participe à répondre à la précarité étudiante grandissante : plus d’un quart des étudiant-es déclarent vivre avec moins de 100 euros par mois une fois leur loyer réglé, un-e étudiant-e sur deux confie (48%) avoir déjà sauté un repas pour raisons financières, et un peu moins d’un quart des étudiant-es affirme même renoncer à des repas plusieurs fois par mois (23%) .La généralisation de ce repas à 1 euros était également une revendication portée de longue date par les syndicats et associations.

Cette avancée pose néanmoins l’enjeu de garantir dans la durée une offre de qualité, avec des repas équilibrés et accessibles à toutes et tous. Un point dont j’ai pu discuté avec Monsieur Targe et son équipe lors de cette visite. Chaque jour, 15 000 repas sont confectionnés et servis dans la région, dont 65 % à Grenoble, et près de 5 000 sur le site Diderot. Environ 40 % des plats sont végétariens, avec une part de produits bio (16% qui pourrait encore évoluer), notamment via la plateforme Manger Bio Isère.

Le CROUS de Grenoble joue ainsi un rôle important, avec un vrai potentiel pour soutenir davantage une filière locale et bio dans notre territoire.

J’ai également visité une résidence CROUS avec le vice-président étudiant et des référent·es de résidences pour échanger et constater les offres faites par le CROUS en terme de logements et de vie collective : espaces d’activités partagés, gestion des cuisines, enjeu de sécurité dans les résidence, dispositif d’écoute…

Ces échanges nourrissent mon travail au conseil d’administration du CROUS de Grenoble, où je siège depuis mars en tant que personnalité extérieure.

Si vous êtes étudiant·es, n’hésitez pas à me contacter pour partager vos retours, positifs comme négatifs, sur votre expérience avec le CROUS, notamment en matière d’alimentation et de logement, afin que je puisse les faire remonter lors des prochains conseils d’administration.