Le 3 juin, je suis intervenu lors du colloque organisé au Sénat par mon collègue écologiste Jacques Fernique, sénateur du Bas-Rhin, autour du thème : « Le rail, solution sociale et environnementale ». Tout au long de la journée, de nombreux intervenants (politiques, chercheurs, experts en mobilités, entrepreneurs…) se sont succédés pour aborder tous les enjeux que soulève l’objectif de doubler la part modale du train, tant pour le transport de passagers que pour celui des marchandises. Les discussions furent passionnantes, tous les aspects ayant été abordés, avec de nombreux exemples de ce qui marche : RER urbains, avenir des petites lignes, tarification, abandon des projets de LGV, retour des trains de nuit, entretien des infrastructures, relance du fret ferroviaire…

Je suis notamment intervenu au cours de la première table, pour aborder deux thématiques qui me tiennent à coeur : la défense des « petites » lignes, indispensables pour maintenir la vitalité de nos territoires ruraux et peu densément peuplés, et la question de la tarification, en allant vers la gratuité. A travers l’exemple de la ligne Grenoble-Veynes-Gap, menacée mais finalement sauvée par la mobilisation des citoyens, j’ai souhaité donner un exemple de ce qui peut être fait pour préserver nos lignes d’équilibre du territoire. Je suis aussi revenu sur la nécessité de penser l’urbanisme et les services autour des gares, afin d’en faire des vrais lieux de vie, et non des simples quais avec un distributeur automatisé.

Concernant l’enjeu du prix des billets, j’ai rappelé l’importance de tarifs abordables, à l’image du pass mensuel à 9 euros permettant de prendre tous les transports en commun que vient de mettre en place l’Allemagne. La gratuité ciblée me parait aussi être une évidence, par exemple pour les plus jeunes. Plus généralement, j’ai renvoyé au rapport que j’avais coordonné en 2019 sur cette vaste question et tous les enjeux qu’elle implique.