Ce 3 avril, j’ai visité l’entreprise Heliup, installée au Cheylas depuis juin 2025, qui propose des solutions photovoltaïques pour grandes toitures de bâtiments (commerciaux, industriels, logistiques, collectivités ). Je m’y suis rendu accompagné des députés Cyrielle Châtelain et Jérémie Iordanoff et du conseiller départemental Jérôme Cucarollo. Je tiens à remercier Yannick Veschetti, président et fondateur d’Heliup, et Victor Chatelain, responsable stratégie et affaires institutionnelles, pour cette visite instructive.

C’est dans ces locaux de 4000m2 que sont assemblés des panneaux photovoltaïques très légers (5kg contre 12 à 15kg pour un panneau photovoltaïque classique), et hautement performants, destinés à être installés sur du bâti existant. Aujourd’hui, 40 salarié-es travaillent actuellement sur la chaîne de production, entièrement automatisée. Une visite très enrichissante pour échanger autour de la transition énergétique, alors que toute la filière des renouvelables a failli s’arrêter début 2026 faute de nouveaux appels d’offres, en raison des retards considérables pris par la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Pourtant, dans un objectif de sortie des énergies fossiles, d’indépendance énergétique et de neutralité carbone à l’horizon 2050, les énergies renouvelables, dont fait partie l’énergie solaire, doivent impérativement être soutenues. Si le soutien aux installateurs comme Heliup est nécessaire, la filière industrielle solaire française mériterait beaucoup plus de soutien. Malheureusement, au fil des années et des renoncements des gouvernements successifs, de nombreuses entreprises prometteuses, comme Photowatt à Bourgoin-Jallieu, ont fini par disparaître face au rouleau compresseur de la concurrence chinoise à bas prix.

Cette visite a été l’occasion d’échanger sur des propositions concrètes à porter afin de redévelopper cette filière : imposer le respect des cahiers des charges européens pour les panneaux qui arrivent sur le marché, favoriser la solarisation du bâti existant et renforcer le soutien aux projets photovoltaïques sur les zones déjà artificialisées avec la création d’un espace dédié dans les appels d’offres nationaux, permettant de différencier l’équipement du bâti existant et les projets solaires sur le neuf.

Malheureusement, alors que la crise énergétique se renforce et que l’urgence climatique n’est plus à démontrer, la droite sénatoriale s’obstine à freiner les énergies d’avenir. Lors de l’examen au Sénat du projet de loi relatif aux Dispositifs d’Adaptation au Droit de l’Union Européenne (DDADUE) en février 2026 (visant à transposer la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments), plusieurs reculs en matière de solarisation ont été actés…