Ce jeudi 22 octobre, le groupe écologiste du Sénat organisait sa niche parlementaire. Après un débat sur les pesticides et les cancers qu’ils causent, durant lequel la droite sénatoriale a complètement nié le problème, nous avons ensuite débattu de la proposition de loi de ma collègue Antoinette Guhl, qui fait suite à la commission d’enquête qu’elle a organisé durant 6 mois sur les marges de la grande distribution, qui a permis de nombreuses révélations.
Ce texte propose un principe simple : étant donné la crise du pouvoir d’achat et l’envolée des prix alimentaires d’une part, et la hausse des marges des distributeurs d’autre part, nous ne pouvons laisser le marché gouverner notre alimentation sans règlementation. Le régime des prix ne peut être 100% libre, il faut l’encadrer.
La proposition de loi prévoit donc d’obliger les grands magasins appartenant à une chaîne (afin de ne pas toucher les petites épiceries) à proposer un panier de 80 produits sains (produits frais, fruits et légumes, féculents…) à prix coûtant. La droite sénatoriale a complètement ignoré nos arguments, ainsi que la faim et les maladies causées par la malbouffe. Elle nous a aussi rétorqué que le calcul du prix serait trop compliqué tout en faisant la promotion d’enseignes qui le pratiquent déjà.
La proposition de loi n’a malheureusement pas été adoptée. Vous pouvez retrouver mon intervention sur le texte en fin de séance ci-dessous :
Crédit photo en une : NRD
