A la suite d’un rapport alarmant du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes sur le sexisme en France, j’ai adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur pour connaître la réponse qu’il entend donner à la montée des mouvements masculinistes. Vous la trouverez ci-dessous :
Monsieur Gontard interroge Monsieur le ministre de l’Intérieur sur les actions qu’il compte mettre en place suite à la publication, le 25 janvier 2026, du nouveau rapport du Haut Conseil à l’Égalité portant sur l’état des lieux du sexisme en France.
Pour la première fois, le Haut Conseil à l’Égalité consacre une partie de son rapport au masculinisme, mouvement réactionnaire, misogyne et violent, qualifié de « menace à l’ordre public » et d’« enjeu de sécurité nationale ».
En France, et d’après le rapport susmentionné, près de 10 millions de personnes adhèrent à des formes de sexisme hostile, défini comme des comportements de dévalorisation systématique des femmes et une méfiance à leur égard pouvant aller jusqu’à la justification de comportements discriminatoires ou violents.
Quelques chiffres de ce rapport attestent de la gravité de la situation :
84 % des femmes ont déjà vécu une situation sexiste.
24 % des hommes considèrent comme normal qu’une femme accepte un rapport sexuel par devoir ou pour faire plaisir à son partenaire.
81 % de la population considère que la prévention et la lutte contre le sexisme devraient constituer une priorité pour les pouvoirs publics. Pourtant, 78 % jugent les mesures législatives et les sanctions existantes insuffisantes ou mal appliquées.
Dans son rapport, le Haut Conseil à l’Égalité a formulé 25 recommandations. Parmi elles : renforcer les moyens de l’ARCOM et de PHAROS, contraindre les plateformes à mettre en place une veille proactive contre les contenus haineux, renforcer la transparence et l’intelligibilité des algorithmes et limiter leur impact négatif.
Également, les auteurs et autrices du rapport demandent de « reconnaître la radicalisation masculiniste comme une menace pour la sécurité publique », notamment en élaborant une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la radicalisation masculiniste ainsi qu’en intégrant le terrorisme misogyne dans les doctrines de sécurité.
Monsieur Gontard interroge Monsieur le ministre de l’Intérieur sur les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour lutter efficacement contre la montée des discours et des violences masculinistes et des comportements sexistes.
